
La tête ailleurs
Clément Laurentin vit et travaille à Paris. De l’urgence et du fracas urbains, il y puise son inspiration première, le besoin d’en imaginer des échappatoires et de lorgner ailleurs.
Epars et poétique, peuplé d’animaux imaginaires ou de personnages hybrides, les compositions qu’il esquisse, sortes de bric-à-brac de ses états d’âme, dévoilent en négatif son envie de fuir l’oppression de la ville. Buildings et costumes cravates côtoient ainsi – ou défient ? - paysages idylliques, sous le regard amusé, parfois dubitatif de l’artiste souvent mis en scène.
« La Tête Ailleurs » reste une plongée dans l’univers onirique de Clément Laurentin, le meilleur moyen de saisir sa sensibilité et ses obsessions. Sa série de portraits esquissés au stylo, trombines de personnalités, d’artistes qui l’ont influencé (Joe Strummer, Serge Gainsbourg, Bob Marley ou Nina Simone), trahissent la passion de l’artiste pour la musique, et le regret de ne pas en être l’un de ses orfèvres.




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