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Psyckoze expose
Psyckoze, de son vrai nom Alexandre Stolypine, est descendant d’une grande famille ayant servi sous les tsars de Russie. Né en janvier 1969, son futur blaze, Psyckoze No Limit, est un écho au Punk Not Dead, ce qui le situe paradoxalement assez loin de la culture hip-hop. Autodidacte doué, il laisse son empreinte dans la rue et dans les catacombes de Paris dès 1984. Il est aussi et surtout l’un des premiers “street writers” à donner une dimension artistique au graffiti, dès le début des années 90. De 1994 à 1997, tout en continuant de pratiquer son art dans la rue, Psyckoze développe une oeuvre personnelle sur toiles. Il crée un univers hanté par des personnages stylisés et sans visage, perdus dans un monde urbain étouffant. Des personnages qui prennent vie sous sa main avec la même dynamique qu’un tag: d’un trait, lâché, comme une signature. “Je dirais que mon style s’est construit autour de trois dominantes fortes : un côté brut, art brut, un côté pop art et graphique, et enfin un côté narratif et onirique. Mon travail s’est toujours construit de manière cyclique autour de ces trois composantes, évoluant à chaque étape. Au fil des années, ces trois “styles” se sont mixés pour ne plus en former qu’un.”
Exposition “Psyckoze” Du 16 novembre au 1er décembre 2009Vernissage le lundi 16 novembre de 18 à 21h00 Performance en hommage à Marcel Duchamp à 19h00 Galerie Pierre Cardin - 3, rue de Duras - 75008 Paris
http://www.thestudio55.com http://www.psyckoze.com

Les princesses et le Graffiti
Dans les contes de fées, il arrive que les princesses tombent amoureuses de chevaliers, voir d’ogres… mais d’artistes ? C’est pourtant le cas de trois d’entre elles. Trois ‘vraies’ princesses qui ont décidé d’être chacune la marraine d’un artiste urbain de premier plan.
Clotilde Courau - princesse de Venise (sic), ouvre le feu avec C215. Jeune prodige Français du pochoir, C215 est le héros des laissés-pour-compte de la société dont il placarde les villes de leurs portraits.
Clotilde Courau ce dit sincèrement tombée amoureuse de ce travail inspiré. Suivra Mr. Chat, autre héros-équilibriste qui s’efface derrière son chat de gouttière jaune, toujours prêt à bondir du sommet des toits avec le sourire. Puis pour clore ce cycle, Psyckoze, dernier héros -des catacombes Parisiennes cette fois ci- dont il orna la plupart des grandes salles clandestines de fresques inspirées.
Comme il fallait un mécène pour accueillir cette suite d’expositions personnelles regroupées sous le titre “Les princesses et le graffiti”, Pierre Cardin, soutien intarissable des Arts et membre de l’Académie des Beaux Arts, a accepté de recevoir le Studio55 tout au long de l’automne 2009 dans sa galerie du 3 rue de Duras. “Le talent et le goût ne suffisent pas, a dit un jour Pierre Cardin, seul le style compte”. Cela tombe bien : le graffiti étant justement une question de pur style !



